A CONAKRY – On murmure dans les couloirs du Palais que la nouvelle équipe gouvernementale de l’après-décembre 2025 cherche des têtes bien faites plutôt que de simples têtes couronnées. Parmi les CV qui circulent sous le manteau, celui de Moussa Baldé fait figure de "couteau suisse" de la technocratie. Avec plus de quinze piges au compteur entre le privé et le public, le bougre semble avoir fait de la "compréhension fine des enjeux" son sport national.
Le Sherlock Holmes des finances publiques
Ce n’est pas un perdreau de l’année. Baldé a déjà usé ses fonds de semelles au Bureau de Suivi des Priorités Présidentielles (BSPP), où il jouait les sentinelles contre les risques de déraillage des projets prioritaires de l'État. Son dada ? La chasse aux grains de sable qui grippent les rouages publics.
Côté privé, il a fait ses classes chez les mastodontes de la téléphonie et de la finance. Chez MTN, il est connu pour son rôle dans la réduction des pertes liées à la fraude de 20%. Autant dire que si on lui confie les clés du coffre, les pique-assiettes de l'administration risquent d’avoir les dents qui grincent.
Un "Geek" au service de l'État ?
Mais l’homme n’est pas qu’un expert en tableurs Excel et en audits financiers. Il a aussi tâté de l'intelligence artificielle et du BIM (ces outils de modélisation pour la construction qui font fureur chez les architectes branchés). Formé à la stratégie à l’École de Guerre de Paris, il sait que pour gagner une bataille administrative, il faut savoir communiquer tout en gardant un œil sur le "cloud".
Dans quel fauteuil pour le futur Conseil des ministres ?
À la rédaction, on a sorti la boule de cristal pour voir où ce profil pourrait atterrir sans faire de vagues (ou en en faisant juste assez) :
• Ministère de l’Économie et des Finances : Le poste semble taillé sur mesure pour cet auditeur qui a déjà réduit les délais de clôture des comptes de 30% par le passé.
• Ministère des Infrastructures et des Travaux Publics : Avec son expertise en outils CDE/BIM et en suivi de projets prioritaires, il pourrait enfin empêcher les chantiers nationaux de ressembler à des puits sans fond.
• Ministère des Postes, des Télécoms et de l’Économie Numérique : Un ancien de chez MTN, certifié en communication digitale, qui connaît le secteur comme sa poche ? Ce serait presque trop logique pour dire vrai.
• Ministère de la Fonction Publique : Pour celui qui veut "moderniser les institutions" et qui s'est formé à la prévention de la corruption, il y a là un ménage de printemps à faire qui l'attend.
Bref, ce qui reste clair, Moussa Baldé peut mettre son expertise au service de la "gouvernance rigoureuse".
Reste à savoir que le futur Premier ministre pourra compter sur l’expert qu’il est et le fin connaisseur de la Guinée qui n’est plus démontré
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