Caracas est plongée dans la stupeur et l’incertitude après l’annonce, samedi matin, de la capture présumée du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis. Selon les autorités américaines, une vaste opération militaire aurait permis l’arrestation et l’exfiltration du chef de l’État, à l’issue de plusieurs mois de pressions intenses exercées sur le régime chaviste.
L’opération, qualifiée de « frappe à grande échelle », aurait été menée de nuit. Elle a été rendue publique par le président américain Donald Trump lui-même, à travers un message diffusé sur les réseaux sociaux quelques heures après l’attaque.
Dans la capitale vénézuélienne, les réactions oscillent entre peur, colère et incompréhension. « Comment je me sens ? Effrayée, comme tout le monde », confie Noris Prada, habitante de Caracas. « Les Vénézuéliens se sont réveillés dans la peur. Beaucoup de familles n’ont pas fermé l’œil de la nuit. »
D’autres voix dénoncent ouvertement l’intervention américaine. « Ils imposent leur loi », s’indigne Alfonso Valdez, électricien. « Ils se comportent comme la police du monde. Une police meurtrière. Ce sont des assassins. »
Sur le terrain, plusieurs quartiers de Caracas affichaient un calme inhabituel dans la matinée de samedi, tandis que d’épaisses colonnes de fumée étaient visibles au-dessus du complexe militaire de Fuerte Tiuna, l’un des principaux sites stratégiques de la capitale.
Cette opération intervient après des mois de montée en pression de l’administration Trump sur le gouvernement Maduro. Washington avait notamment renforcé sa présence militaire dans les eaux au large de l’Amérique du Sud et mené des opérations contre des navires, dans l’est du Pacifique et les Caraïbes, accusés de trafic de drogue.
À ce stade, les autorités vénézuéliennes n’ont pas officiellement confirmé la capture de Nicolás Maduro. La situation reste confuse et pourrait avoir de lourdes répercussions politiques et sécuritaires, tant au Venezuela que dans l’ensemble de la région.
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